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Consommation durable : pistes (1/2) (03 03 2011)

Extraits (synthèse, propositions, sous-propositions) d’une étude de Mmes Dominique Auverlot, Blandine Barreau et Caroline Le Moign publiée le 23 janvier 2011 dans la note de synthèse n° 212 sur le site du Centre d’Analyse Stratégique (cliquer ici pour accéder au site du CAS).

http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1341.html

http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/2011-01-28-NS212-ConsommationDurable-pdf.pdf

Pour une politique de consommation durable en France

SYNTHESE :

On s’accorde aujourd’hui largement sur le caractère non durable de notre modèle de consommation, excessif dans ses prélèvements comme dans ses rejets, destructeur du climat et de la biodiversité. Face à ce constat, les États ont jusqu’ici cherché à “verdir l’économie” en favorisant une production plus respectueuse des normes sociales et de l’environnement.

Cette approche se révèle insuffisante : le progrès technologique, pour nécessaire qu’il soit, ne fera pas contrepoids à l’augmentation de la population et à l’évolution de nos modes de vie. Nous devons également modifier nos comportements pour tendre vers une véritable “consommation durable”. Celle-ci nous semble devoir être définie non seulement en référence au développement durable mais surtout comme un changement profond des habitudes nées de l’essor des sociétés modernes de consommation. Les besoins des citoyens seront satisfaits par des biens et services plus économes en ressources, moins polluants et contribuant au progrès social, mais aussi par des échanges dématérialisés (location, partage, troc). Ce modèle induira une évolution de la culture et des modes de vie, où la jouissance matérielle reculera au profit d’autres pans de l’art de vivre (liens familiaux, culture, art, sport).

Cette évolution suppose la vision politique d’une société dans laquelle la consommation matérielle ne serait plus le facteur déterminant du bien-être et de la qualité de vie, autrement dit la sortie d’une société centrée sur la consommation. Elle entraînera une modification progressive des circuits économiques qui devra rester compatible avec les fondamentaux de la croissance et avec la compétitivité de nos entreprises.

PROPOSITIONS :

Les propositions de la présente note visent à mettre en place les bases d’une politique nationale de consommation durable qui devra être déclinée sectoriellement.

 

1 Instituer des mesures d’éducation à la consommation durable dès le plus jeune âge et sensibiliser le consommateur à travers des groupes cibles et à des moments clefs de la vie.

1 Intégrer les bases de la consommation (durable) dans l’enseignement dès le plus jeune âge et dans la formation professionnelle.

2 Concevoir des campagnes de sensibilisation qui privilégient des publics cibles et qui prennent en

compte le comportement des consommateurs.

3 Sensibiliser les individus à des moments clefs de leur vie, pendant lesquels ils sont plus réceptifs aux enjeux de la consommation durable.

4 Jouer sur l’effet d’entraînement inhérent aux approches collectives.

5 Cibler prioritairement les groupes les plus convaincus, afin de diffuser la culture de la consommation durable.

6 Clarifier les pratiques de la Responsabilité sociale des entreprises et y intégrer les stratégies commerciales.

7 Améliorer la transparence des impacts sociaux et environnementaux des produits d’épargne et encourager l’investissement socialement responsable.

8 Intégrer les médias et les relais de la communication marchande à la politique de consommation durable.

- Associer les professionnels des médias.

- Limiter les stratégies promotionnelles favorisant le gaspillage et la surconsommation.

- Encadrer les stratégies médias des entreprises pour éviter la prolifération des messages incitant à l’hyperconsommation.

 9 Réguler la profusion des labels associés au développement durable.

10 Développer l’économie de la fonctionnalité et l’écoconception, en mettant en avant le coût global des biens et services.

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