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Changement climatique d'origine humaine : chronologie (3/3) (15 10 2026)

Nous vous proposons aujourd’hui le dernier des 3 volets successifs d’une très longue mais si importante note publiée le 24 juin 2026 sur le site Vie-publique (cliquer ici pour accéder au site Vie-publique)

https://www.vie-publique.fr/eclairage/290911-chronologie-du-changement-climatique-dorigine-humaine?eml-publisher=NL_VP&eml_name=NL_VP-716-260630

Chronologie du changement climatique d'origine humaine (3/3)

Dernière modification : 24 juin 2026

La responsabilité humaine dans le réchauffement climatique est une donnée intégrée par les experts et les scientifiques depuis plusieurs décennies. Si la Terre vit une accélération exponentielle des dérèglements en tous genres depuis le milieu du siècle dernier, l'influence effective de l'homme sur son environnement n'est pas un phénomène nouveau.

 

L'homme peut être à l'origine de transformations majeures et par son intervention, voulue ou pas, dans un processus indépendant (climatique, géologique, etc.), créer les conditions d'un dérèglement ou d'une catastrophe.

Devant la complexité des causalités, une chronologie de la transformation climatique d'origine humaine (ou anthropique) doit intégrer les actions de l'homme sur l'environnement, afin de saisir dans son ensemble l'étendue de la dégradation de la planète.

Sommaire

1e volet

1-Fin XVIIIe siècle - 1967 | Le réchauffement climatique est un fait | La constatation

2-1968-1988 | Le réchauffement climatique est d'origine humaine | La prise de conscience

2e volet

3-1989-2006 | Le réchauffement climatique doit être contenu | Les velléités

4-2007-2018 | Le réchauffement climatique n'est pas assez contenu | Les inquiétudes

 

3e volet

5-2019-2026 | "L'effondrement climatique a commencé" | Les faits

 

 

 

2019-2026 | "L'effondrement climatique a commencé" | Les faits

Les nombreux "indices" d'un réchauffement climatique d'origine anthropique témoignent désormais de l'atteinte d'un point de non-retour. Des conséquences dramatiques pour la planète sont d'ores et déjà irréversibles : canicules, incendies hors normes, records successifs tous les ans de "l'année la plus chaude jamais enregistrée"… Le GIEC modélise différents scénarios de la catastrophe en fonction de la volonté internationale (ou des velléités) de lutter contre le réchauffement climatique. Quelques points positifs (ou moins négatifs) : le trou de la couche d'ozone se résorbe, et la pandémie de Covid-19 (2020-2022) montre que l'humanité (quoique sous la contrainte des événements) pouvait se réfréner dans l'exploitation de la planète.

2019 : Agriculture et réchauffement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture représentent en France le 2e poste d'émission de GES (19% du total national et 85 MtCO2 eq). Les émissions de GES de l'agriculture sont surtout composées d'autres molécules que le CO2 et issues de processus biologiques. L'élevage cause 68% des émissions nationales de méthane. La culture des sols (fertilisation minérale et organique) représente 80% des émissions nationales de protoxyde d'azote. Le secteur de l'agriculture intègre également 11 MtCO2 eq liés à la consommation d'énergie par les engins agricoles. Les émissions de GES de l'agriculture ont diminué en France de 8% de 1990 à 2019.

5 mai 2019 : Rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques : "Sur environ 8 millions d’espèces animales et végétales (dont 75% sont des insectes), environ un million sont menacées d’extinction". Les activités humaines sont considérées comme la principale raison de l'érosion de la biodiversité et des disparitions d’espèces. Le rapport signale que la superficie forestière mondiale actuelle correspond à 68% de la surface estimée à l'époque préindustrielle.

28 novembre 2019 : Urgence climatique, décrétée par le Parlement européen : la Commission doit veiller à ce que toutes ses propositions soient alignées sur l'objectif de limite de hausse de 1,5 °C en termes de réchauffement climatique ; l'UE doit réduire ses émissions de 55% d'ici à 2030 par rapport à 2005, pour atteindre la "neutralité climatique" d'ici à 2050 ; le Parlement appelle à la réduction des émissions mondiales issues des transports aériens et maritimes.

11 décembre 2019 : Pacte vert pour l'Europe et un ensemble de textes "Fit for 55" dévoilés par la Commission européenne, en référence à l'objectif de l'UE de réduire ses émissions carbone de 55% d'ici à 2030.

2020 Changement climatique et terres émergées : selon ce rapport du GIEC, le secteur "agriculture, foresterie et autres usages des terres" a été à l'origine d’environ 13% des émissions de CO2, de 44% des émissions de méthane et de 82% des émissions de protoxyde d'azote rejetées par les activités humaines entre 2007 et 2016, soit 23% du total net des émissions anthropiques de GES.

Mars 2020 : Pandémie de Covid-19. Les confinements ont permis de réduire la pollution atmosphérique et ses effets sur la santé. Un rapport du Haut Conseil pour le climat d'avril 2020, rappelle que "depuis plusieurs années, la communauté scientifique a montré les liens entre pandémies et crises environnementales".

21 juin 2020 : Fin des travaux de la Convention citoyenne pour le climat. 146 des 149 propositions sont retenues par le président Emmanuel Macron.

8 septembre 2020 : Rapport du Sénat sur la pollution des sols par les activités industrielles ou minières : "en dépit de son impact majeur sur la santé et l'environnement, la pollution des sols d'origine industrielle ou minière constitue un enjeu encore mal mesuré et insuffisamment pris en compte par la législation. À la différence de l'air et de l'eau dont la protection fait l'objet d'un arsenal juridique sophistiqué, les sols, trop souvent envisagés par le prisme du droit de la propriété, sont en effet restés le parent pauvre de la législation".

4 novembre 2020 : Retrait des États-Unis de l'accord de Paris, au lendemain de l'élection du nouveau Président américain, Donald Trump.

2021-2023  Sixième rapport d'évaluation du GIEC. La décennie 2011-2020 est la plus chaude depuis 125 000 ans et cela est principalement dû aux activités humaines. En 2019, la concentration de CO2 dans l'atmosphère est de 410 parties par million (ppm), taux qui n'avait pas été atteint depuis 2 millions d'années. Le niveau de réchauffement global de 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle sera atteint dès le début des années 2030, quels que soient les efforts entrepris en vue de réduire les émissions de GES. Les politiques actuellement en place conduiraient à un réchauffement global de 2,4 °C à 3,5 °C d'ici à la fin du siècle, avec une valeur médiane de 3,2 °C. Même en limitant le réchauffement climatique, les catastrophes naturelles devraient se multiplier, avec des conséquences extrêmes et irréversibles pour la planète et l'humanité.

19 février 2021 : Retour des USA dans l'accord de Paris. Le Président Joe Biden fait la demande auprès de l'ONU le 20 01 2021, jour de son investiture.

29 juillet 2021 : Adoption par le Conseil du règlement (UE) 2021/1119, dit "loi européenne sur le climat". La loi inscrit dans le droit européen l'objectif de neutralité carbone de l'UE à l'horizon 2050 et fixe un objectif intermédiaire de réduction des émissions nettes de GES d'au moins 55% d'ici à 2030.

22 août 2021 : Loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite "loi Climat et Résilience", qui traduit une partie des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, afin de réduire les émissions de GES de 40% d'ici à 2030. La loi, entre autres, inscrit le crime d'écocide dans le droit français : les atteintes les plus graves commises intentionnellement à l’environnement sont passibles d’une peine maximale de 10 ans de prison et de 4,5 millions d’euros d’amende (22,5 millions d’euros pour les personnes morales), voire d'une amende allant jusqu’à dix fois le bénéfice obtenu par l’auteur du dommage commis à l’environnement.

5 octobre 2021 : Syukuro Manabe prix Nobel de physique, "pour la modélisation physique du climat de la Terre, pour en avoir quantifié la variabilité et avoir prédit de façon fiable le réchauffement climatique".

14 octobre 2021 : Condamnation de l'État pour préjudice écologique par le tribunal administratif de Paris dans "l'Affaire du siècle".

1er-13 novembre 2021 : COP26 à Glasgow. Les parties n’arrivent pas à adopter une position forte sur l'élimination progressive du charbon et des subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Alok Sharma, président, présente un accord peu ambitieux, et se dit "profondément désolé".

2022 , année la plus chaude jamais enregistrée en France hexagonale, avec un écart de +2,7 °C par rapport à la moyenne 1961-1990. L'année est marquée par des feux dévastateurs : 72 000 hectares de surface brûlée (forêts, espaces naturels, cultures). Trois des plus grands incendies ayant touché la France ces 40 dernières années se sont déclenchés en 2021 et 2022.

Selon le rapport de la FAO sur la situation mondiale des pêches et de l'aquaculture 2022, la situation s'aggrave : "La part des stocks halieutiques exploités à un niveau biologiquement durable est passée de 90% en 1974 à 64,6% en 2019, dont 57,3% de stocks exploités au niveau durable maximal et 7,2% de stocks sous-exploités".

10 janvier 2022 : Étude de scientifiques sur la 6e extinction de masse : entre 7,5% et 13% des espèces animales auraient disparu depuis l'an 1500, au lieu des 0,04% estimées jusqu'alors. Cette extinction est entièrement due à l'espèce humaine, seule capable de manipuler la Terre à grande échelle, à l'origine de la crise actuelle.

2 février 2022 : un Acte délégué adopté par la Commission européenne intègre comme énergies vertes à la taxonomie européenne le gaz et le nucléaire. Cette classification entraîne de vives critiques des ONG défendant l'environnement.

24 février 2022 : Début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le pilonnage des forêts, des écosystèmes terrestres et marins, des infrastructures, des habitations, mais aussi la pollution chimique des sols provoquent d'immenses dégâts, avec des conséquences environnementales sur la santé humaine et les écosystèmes, y compris hors des frontières de l'Ukraine. António Guterres, secrétaire général de l'ONU, avertit que le conflit en Ukraine peut avoir des répercussions majeures sur le climat. Désormais, l'environnement et la biodiversité sont aussi perçus comme des "victimes" de la guerre.

8 juin 2022 ; Vote du Parlement européen en faveur de l'interdiction de la vente de véhicules neufs à moteur essence ou diesel, d'ici à 2035. L'Allemagne obtient toutefois courant 2023 que la Commission propose un texte sur les carburants de synthèse.

6-20 novembre 2022 : COP27 à Charm el-Cheikh. Accord sur la création d'un fonds pour les pertes et dommages à destination des pays vulnérables touchés par des catastrophes climatiques. Aucun progrès dans le sens de l'accord de Paris et d'une limitation du réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C.

9 janvier 2023 : Rapport annuel de l'ONU Environnement sur l'état de la couche d'ozone, dont la reconstitution est en cours, malgré une forte variabilité interannuelle de la taille du trou. Selon le rapport, les mesures issues du protocole de Montréal ont permis de réduire les quantités atmosphériques de substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO). La couche d'ozone devrait retrouver ses valeurs de 1980 vers 2040 pour la moyenne mondiale.

10 mars 2023   Loi relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, dite "loi APER".

29 mars 2023 : Le Parlement européen reconnaît l'écocide (rapport sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à la protection de l'environnement par le droit pénal et remplaçant la directive 2008/99/EC).

28 avril 2023 : Déforestation : 11 594 km2 de forêt ont été rasés sur l'Amazonie "légale" brésilienne entre le 01 08 2021 et le 31 07 2022, selon l'Institut national de recherches spatiales du Brésil. En 50 ans, près de 20% de la forêt amazonienne a disparu. En 2022, à l'échelle terrestre,  4 000 000 ha ont disparu des forêts primaires tropicales, pourtant essentielles dans la lutte contre le réchauffement climatique : 2,5 gigatonnes de CO2 générées en plus, sont l'équivalent d'une année d'émissions fossiles d'un pays comme l'Inde.

Juillet 2023 : Désignation du lac Crawford, au Canada, comme repère pour le début de l'ère Anthropocène, qui signe l'empreinte irréversible de l'homme sur la Terre, par la Commission internationale de stratigraphie. De nombreux géologues estiment que l'Holocène s'est achevé dans les années 1950, avec la dispersion dans l'atmosphère d'importantes quantités de particules radioactives.

18 août 2023 : L'Agence spatiale européenne (ESA) relève que l'environnement orbital de la Terre est une ressource finie, et qu'il est pollué : sur plus de 30 000 débris spatiaux de plus de 10 cm actuellement identifiés, plus de la moitié jonchent l'orbite terrestre basse (moins de 2 000 km). L'année 2022 a vu davantage de satellites lancés (2 409) que n'importe quelle année antérieure.

24 août 2023   Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima Daiichi, annonce le rejet dans l'océan Pacifique de centaines de milliers de tonnes d'eaux utilisées pour le refroidissement des réacteurs endommagés lors de la catastrophe (2011)

4 septembre 2023 : Rapport d'évaluation sur les espèces exotiques envahissantes et leur contrôle, de l'IPBES, qui sont l'un des 5 principaux facteurs directs de perte de biodiversité, aux côtés des changements dans l'utilisation des terres et des mers, de l'exploitation directe des espèces, du changement climatique et de la pollution. Près de 37 000 espèces exotiques ont été introduites dans des régions et des milieux naturels autres que leur milieu d'origine. Ces introductions sont en majeure partie liées à l'augmentation du commerce mondial et des déplacements humains : 218 espèces sont responsables de l'extinction de 1 215 espèces locales, dont 50,9% sont des vertébrés.

5 septembre 2023 : L'été 2023 est le plus chaud jamais enregistré sur Terre, selon l'observatoire européen Copernicus. Par endroits, la température dépasse 50°C, avec des incendies massifs et des phénomènes météorologiques extrêmes. Selon António Guterres, secrétaire général de l'ONU, "l'effondrement climatique a commencé". Météo France place l'été 2023 au 4e rang en France.

30 novembre-13 décembre 2023 : COP28, à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Le premier bilan mondial des engagements pris par les États à Paris en 2015 est dressé. Un accord, le Consensus des Émirats arabes unis, engage les 195 parties vers la sortie des énergies fossiles et réaffirme l'objectif de limiter le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C.

9 janvier 2024 : 2023, année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre avec des températures globales proches de la limite de 1,5°C, selon Copernicus. En avril 2024, le rapport pour 2023 de Copernicus signale que le réchauffement climatique est deux fois plus rapide en Europe que dans le reste du monde.

23 mai 2024 : Rapport du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique établissant l'inventaire des GES en France. Si une baisse de 5,8% est constatée en 2023, la France ne respecte pas ses objectifs 2019-2023 en ce qui concerne les puits de carbone. Seules 20 Mt de CO2 ont été séquestrées dans la biomasse et les sols sur les 41 Mt prévues par an.

18 août 2024 : Entrée en vigueur du règlement européen du 24 juin 2024 relatif à la restauration de la nature, destiné à préserver la biodiversité et les écosystèmes existants.

25 septembre 2024 : Rapport du Sénat selon lequel 53% des départements français ont été touchés par des inondations entre novembre 2023 et juin 2024. Ces épisodes sont aggravés par des facteurs anthropiques (artificialisation des sols, mauvais entretien des cours d'eau…).

16-20 octobre 2024 : Inondations et coulées de boue dans onze départements français, dues à des précipitations intenses et à un sol saturé en eau. L'état de catastrophe naturelle est reconnu pour 375 communes.

29 octobre 2024 : Inondations en Espagne (mort de plus de 200 personnes).

21 octobre-1er novembre 2024 : COP16 biodiversité à Cali, en Colombie et échec des négociations. Les parties échouent à atteindre l'objectif de 200 milliards de dollars d’aide annuelle pour la biodiversité d’ici à 2030. Plusieurs pays en développement réclamaient un nouveau fonds pour la diversité, ce qui a été refusé par l'UE, le Canada, la Suisse, le Japon et la Norvège.

22 octobre 2024 : Rapport de la Commission européenne et de l'Agence européenne pour l'environnement sur la dégradation critique des sols dans de nombreuses régions en Europe, du fait de l'activité humaine.

28 octobre 2024 : Bulletin annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), qui complète le rapport du PNUE publié le 24 octobre. En 2023, les concentrations de CO2, de méthane (CH4) et d'oxyde nitreux (N2O) atteignent respectivement 151%, 265% et 125% des niveaux préindustriels.

11-22 novembre 2024 : COP29 à Bakou, en Azerbaïdjan. Les pays développés s'engagent à financer davantage les pays en développement menacés par le changement climatique, à hauteur de 300 milliards $ par an. Les pays en développement appelaient à un financement plus ambitieux (1 000 milliards $ par an). Un autre objectif mobilise 1 300 milliards $ par an pour l'action climatique.

19 novembre 2024 : Rapport de la Commission européenne sur les feux de forêt (Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord). L'année 2023 a été marquée en Europe par des méga-incendies impossibles à maîtriser par moyens traditionnels.

17 décembre 2024 : COP16 contre la désertification à Riyad, en Arabie saoudite. Les négociateurs ne sont pas parvenus à un accord. La Convention de l'ONU sur la lutte contre la désertification (CNULCD) estime pourtant qu'au moins "2 600 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires d’ici 2030 pour restaurer plus d’un milliard d’hectares de terres dégradées".

14 janvier 2025 : Rapport de l'observatoire européen Copernicus. L'année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée en Europe, avec une température moyenne de 10,69 °C. la hausse des températures sur le globe a dépassé, pour la première fois, le seuil de 1,5 °C en plus par rapport à l'ère préindustrielle.

25-27 février 2025 : COP16.2 biodiversité à Rome, en Italie. Un accord est trouvé sur les questions de financement, après l'échec de la COP16 biodiversité qui s'est tenue à Cali, fin 2024. Huit gouvernements, dont la France, se sont engagés à contribuer à hauteur de 150 millions de dollars au Fonds-cadre mondial pour la biodiversité créé en 2022.

26 février 2025 :La Commission présente la législation "omnibus" destinée à simplifier le Pacte vert et renforcer la compétitivité des entreprises européennes (attentes à l'égard des entreprises simplifiées, voire supprimées).

15 avril 2025 : Le rapport publié par le Service Copernicus pour le changement climatique (C3S) et l’Organisation météorologique mondiale relève une situation climatique alarmante en Europe en 2024. "Depuis les années 1980, l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui en fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre". 

28 mai 2025 : Rapport de l'Organisation météorologique mondiale, estimant avec une certitude de 70%, que le réchauffement moyen de la Terre devrait dépasser de plus de 1,5 °C, sur la période 2025-2029, les niveaux préindustriels.

23 juillet 2025 : Avis consultatif de la Cour internationale de justice, adopté à l'unanimité, estimant que la violation des obligations climatiques constitue un fait internationalement illicite engageant la responsabilité des États.

Septembre 2025 : Rapport du Planetaty Boundaries Science Lad sur l'état de l'environnement, qui constate qu'une 7e limite planétaire, l'acidification des océans, a été franchie. Cette acidification, signalée par un rapport de Copernicus sur le réchauffement record des océans en 2024, s'accompagne d'une montée sans précédent du niveau de la mer, du développement d'espèces invasives et du déclin de la glace de l'Arctique.

4 novembre 2025 : Le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) du 4 novembre 2025 fait le constat que les efforts engagés ne permettent pas de limiter le réchauffement climatique à la hauteur des objectifs fixés lors de l'accord de Paris en 2015.

10-22 novembre 2025 : COP30 à Belém, au Brésil qui s'achève sur un accord reflétant les blocages majeurs rencontrés lors des négociations, notamment de la part de pays grands producteurs d'énergies fossiles. Contrairement au Consensus des Émirats arabes unis, qui mentionnait la sortie des énergies fossiles, nulle référence n'y est faite.

20 janvier 2026 : Rapport de l'Institut universitaire des Nations unies pour l'eau, l'environnement et la santé. Le monde est en faillite hydrique, c'est-à-dire un état post-crise durable où l'usage et la pollution de l'eau ont dépassé les apports renouvelables. Les nappes, les zones humides, les rivières, les glaciers, etc. (soit le capital naturel) sont altérés de façon irrémédiable.

27 janvier 2026 : Retrait des États-Unis de l'accord de Paris. Le président américain, Donald Trump, a signé des décrets le 20 janvier 2025 retirant les États-Unis de l'accord de Paris et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

29 avril 2026 ; Rapport Copernicus 2025 sur le climat. L'Europe reste le continent sur lequel le réchauffement climatique s'accélère le plus vite. La fonte des neiges et des glaces s'accélère, et pour la 4e année consécutive les mers européennes enregistrent leur température moyenne de surface la plus élevée jamais mesurée.

18 mai 2026 Rapport du Conseil mondial de suivi de la préparation aux crises sanitaires (GPMB). En dépit d'une décennie d'investissements, le risque pandémique s'accroît. Les efforts sont contrebalancés par la fragmentation géopolitique, les perturbations écologiques et les voyages internationaux.

23 juin 2026 : Journée la plus chaude jamais enregistrée en France, selon Météo-France, avec une température de 29,9 °C, moyenne des températures du jour et de la nuit sur l'ensemble du pays, dépassant le record de 29,4 °C de la canicule de 2003. Les températures ont atteint 44,3 °C dans les Landes. Ce jour-là, la France connaît également l'après-midi le plus chaud, avec une moyenne des températures maximales de 38,2 °C. Cette vague de chaleur est la 52e en France depuis 1947 ; les deux tiers d'entre elles se sont produites au XXIe siècle.

 

Et après ?

L'avenir qui attend la planète et l'humanité est particulièrement sombre : augmentation exponentielle des catastrophes climatiques, multiplication probable des pandémies, vastes zones devenant invivables du fait de la sécheresse et de la chaleur, disparition d'espèces essentielles à la biodiversité, fonte des pôles et des glaciers… Même en connaissant les concentrations de GES, l'ampleur du changement climatique est indéterminée du fait de mécanismes inconnus. Des rapports du GIEC ou faits pour l'ONU par des scientifiques donnent des aperçus de ce qui attend la planète. 

2030  Réchauffement global de 1,5°C selon le GIEC, soit 10 ans plus tôt prévu.

 

2050        
- Augmentation de 700% du nombre de
pauvres urbains vivant en conditions de chaleur extrême.

- Pour la première fois, l'océan Arctique pourrait être libre de glace en septembre au moins une fois avant 2050 (Travaux du GIEC, Changement climatique 2021, résumé pour tous).

- Près de 1 milliard d'habitants des régions côtières seraient menacés par les conséquences du réchauffement climatique.

- 88% du territoire français serait en manque d'eau.

 

2100        
- Réchauffement global de 2,4°C à 3,5°C, voire 4,5°C avec des modèles climatiques simulant des niveaux maxi d'émissions de GES (énergies fossiles).

- En France, le Conseil national de la transition écologique qui est une instance consultée en matière de politiques environnementales retient l'hypothèse d'un réchauffement climatique pouvant aller jusqu'à +4 °C en France hexagonale d'ici la fin du siècle. Dans une France à +4 °C, Météo-France prévoit pour sa part des épisodes climatiques extrêmes de plus en plus sévères sur l’hexagone d'ici 2100.

- Le niveau de la mer gagne un mètre. L'incertitude concernant les calottes glaciaires laisse possible l'hypothèse d'une augmentation de deux mètres et de la disparition de 75% du permafrost.

- De nombreuses régions d'Amérique, d'Afrique et d'Asie pourraient connaître dans l'année au moins 350 jours avec des niveaux de chaleur mortels (rapport sur les chaleurs extrêmes).

- Dans le cas d'un réchauffement de 2 °C, jusqu'à 18% des espèces terrestres ont un risque élevé d'extinction. Dans le cas d'un modèle climatique simulant des niveaux élevés d'émissions de GES, une espèce connue sur deux est menacée.

- La probabilité des feux de forêt catastrophiques augmente de 30% à 60%.

 

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