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retraites : les dossiers de 2008

Retraites : les 5 casse-tête du gouvernement pour 2008
(article de M. J-Y. Ruaux sur le site Notre Temps, septembre 2007)

 

Laurence Parisot, la patronne du Medef, est impatiente de relever l'âge de la retraite à 61 ou 62 ans. Ce qui ne règle rien. Les vraies questions sont celles de l'accès des plus de 45 ans au travail, de l'égalité des salariés devant la retraite, du maintien des revenus des retraités. La révision de la loi Fillon de 2003 est un casse-tête. Il va mobiliser syndicats, patrons et gouvernement jusqu'au printemps 2008.

• Laurence Parisot "recadrée" par le ministre du Travail
L'impatience de Laurence Parisot, la patronne du Medef,
à vouloir relever l'âge de la retraite (29 août), lui a valu, le jour même, un recadrage du ministre du Travail, Xavier Bertrand.
"Plutôt que de parler de 61 ou 62 ans, il faudrait déjà que les Français partent réellement à 60 ans."
L'ajustement de la loi Fillon de 2003 est son gros casse-tête pour 2008. Donc pas question de céder à la pression. Le dossier est brûlant car il engage l'avenir de deux générations.


• L'allongement des carrières
C'est l'une des clés du financement des régimes avec la diminution du chômage.
Or, le plan Borloo en faveur de l'emploi des seniors n'a pas marché. Les boîtes continuent à se débarrasser des plus de 50 ans. Et la cessation d'activité s'effectue toujours à 58 ans.
La balle est dans le camp des entreprises. L'allongement des carrières n'a pas de sens tant qu'elles maintiennent leurs a priori négatifs à l'encontre des plus de 50 ans.


• La retraite à 60 ans va devenir un leurre
Car avec les études longues, le démarrage d'activité tardif et les périodes de chômage,
les jeunes - et les autres - ont du mal à aligner 40 ans (2008) , 41 ans (2012) de cotisations à 60 ans et à obtenir une pension complète.


• L'explosion démographique
La France compte environ 14 millions de pensionnés,
soit un retraité pour moins de deux actifs. Il restera un actif pour payer la pension d'un retraité en 2040 ! Pas assez pour maintenir le niveau des pensions sans saigner les salariés.
Il y avait sept actifs pour un retraité en 1945. L'espérance de vie était alors de 65 ans, elle est de 78 ans. Un progrès humain mais une menace croissante pour l'équilibre du régime public (4,5 milliards d'euros de déficit en 2007) et des complémentaires.


• L'équité des pensions
Les retraites du public sont calculées sur les 6 derniers mois d'activité et sur les salaires,
celles du privé, depuis la réforme Balladur de 1993, sur les 25 meilleures années d'activité, et sur les prix. Un calcul beaucoup moins favorable.
Sans compter que les fonctionnaires des services "actifs" (infirmières, policiers, pompiers…) et les "régimes spéciaux" (roulants SNCF…) peuvent toujours partir dès 50 ou 55 ans, avec des bonifications de carrière que paie le contribuable.


• La clarté de l'information
La loi Fillon 2003 promettait que, dès 2006, toutes les personnes de plus de 55 ans auraient une estimation claire
de ce qu'ils toucheraient à la retraite. On n'y est pas.
Le résultat est que les salariés ne savent pas toujours quand s'arrêter, ni quel montant affecter à l'épargne individuelle qui facilitera leurs vieux jours.

 

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