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Services à la personne (3/3) (10 08 2013)

 

Nous proposons ces 3 prochains jours du 8 au 10 août, cette note d’analyse de Mmes et MM. Yohan Baillieul, Gaëlle Chaillot, Pôle Emploi-Population, Insee, Isabelle Benoteau, Dares publiée le 30 juillet 2013 sur le site de l’INSEE (cliquer ici pour accéder au site de l’INSEE)

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1461.html

Les services à la personne : Davantage sollicités dans les zones rurales et âgées

Sommaire

·         Résumé

·         En 2010, 1,8 million de salariés ont travaillé dans les services à la personne

·         Plus de 6 % de l’emploi salarié dans le Sud-Ouest

·         Une main-d’œuvre essentiellement féminine et relativement âgée

·         29 % des salariés ont travaillé également en dehors du secteur

·         De fortes disparités salariales selon les employeurs et les contrats

·         Moins de cinq kilomètres de trajet pour près de la moitié des salariés de particuliers-employeurs

Encadré

·         La crise affecte aussi les services à la personne

De fortes disparités salariales selon les employeurs et les contrats

 

En 2010, un salarié des services à la personne a touché en moyenne 8 700 euros bruts pour ces activités et 3 100 euros hors de la sphère des services à la personne. Dans ces services, le salaire est largement déterminé par le nombre d’heures associées à chaque contrat. Le salaire horaire moyen par contrat est d’environ 12,30 euros brut, soit près de 1,4 Smic. Néanmoins, les contrats effectués pour le compte de particuliers sont généralement mieux rémunérés : 12,50 euros brut de l’heure pour les contrats de particuliers-employeurs contre 10,80 pour ceux des organismes. Ces disparités pourraient s’expliquer en partie par une négociation salariale plus favorable au salarié dans une relation de gré à gré ; de plus, les activités aux salaires horaires les plus élevés, comme le soutien scolaire, sont exercées très majoritairement dans le cadre de l’emploi direct par des particuliers.

Dans les organismes, le salaire horaire augmente avec l’âge, alors que ce dernier joue très peu pour les personnes employées par un particulier. De manière générale, les conditions salariales sont plus variables dans les organismes : par exemple 46 % des contrats de la sphère privée sont rémunérés à moins de 1,1 Smic, alors qu’ils ne sont que 15 % dans la sphère publique, en lien avec une offre de services spécifique à chaque sphère.

Graphique 2 - Les contrats effectués pour les particuliers-employeurs sont mieux rémunérés que ceux pour les organismes prestataires

Lecture : 40 % des contrats des salariés des organismes prestataires sont rémunérés moins de 1,1 Smic brut.

Champ : contrats des salariés des services à la personne au lieu de résidence ayant un contrat au cours de la 3e semaine de mars 2010, hors postes d’assistantes maternelles. On ne retient que les contrats dont le nombre d’heures déclarées est strictement positif et qui ne sont pas déclarés au forfait.

Sources : Insee, DADS grand format 2010 et Fichier Particuliers-Employeurs Anonymisés 2010 - ANSP, liste de Siret de Nova.

Moins de cinq kilomètres de trajet pour près de la moitié des salariés de particuliers-employeurs

Les déplacements domicile-travail et entre les différents lieux d’intervention constituent une dimension importante des conditions de travail des salariés de ces services, qui peuvent intervenir chez plusieurs particuliers dans une journée. En moyenne, deux tiers des salariés de particuliers-employeurs travaillent en dehors de leur commune de résidence, soit une proportion du même ordre que pour l’ensemble des salariés. Ils sont 75 % en Île-de-France et en Basse- Normandie, contre 52 % en Languedoc-Roussillon. 48 % des salariés de particuliers-employeurs travaillent ainsi dans leur commune de résidence ou dans une commune distante de moins de cinq kilomètres de celle-ci, ce qui représente, hormis dans les grandes agglomérations, des trajets d’une durée inférieure à dix minutes en voiture. Cette approche s’appuie sur les trajets effectués pour rejoindre le lieu de travail le plus éloigné du domicile du salarié. Elle ne prend pas en compte les éventuels déplacements du domicile d’un particulier à un autre qui peuvent augmenter sensiblement les distances et les temps de trajet.

 

ENCADRE

 La crise affecte aussi les services à la personne

Entre 2008 et 2010, le nombre d’heures rémunérées pour des activités de services à la personne (salariées ou non salariées) n’augmente que de 1,2 % par an, contre 4,7 % entre 2000 et 2007, avant de diminuer de 1,8 % en 2011. Ce ralentissement est particulièrement marqué pour les salariés employés directement par des particuliers, le mode mandataire étant de moins en moins utilisé.

L’activité prestataire des organismes continue de progresser assez fortement entre 2008 et 2010, de 5,5 % par an, après 11,7 % entre 2000 et 2007. En 2011, elle augmente de 2,2 %. La part des entreprises, y compris auto-entrepreneurs, continue d’augmenter : elles représentent 70 % des contrats des organismes en 2011, contre 51 % en 2008. Néanmoins, la sphère privée ne représente qu’un quart des heures rémunérées. Cela est dû au faible nombre d’heures effectuées par les auto-entrepreneurs.

 

 

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