Nous vous proposons aujourd’hui cette note publiée le 29 avril 2026 sur le site Vie-publique (cliquer ici pour accéder au site Vie-publique)
Recrutements : quels sont les besoins en main-d'œuvre en 2026 ?
Publié le 29 avril 2026
France Travail a publié, le 21 avril 2026, les résultats de son enquête annuelle sur les besoins en main-d'œuvre des entreprises. Pour 2026, plus de deux millions de recrutements sont prévus, les secteurs recrutant le plus étant la santé, le social, les services à la personne, l'hôtellerie, la restauration, le commerce et la distribution.
Dans cette enquête publiée en avril 2026 à laquelle 416 822 établissements ont répondu, France Travail dénombre, pour 2026, 2,3 millions de projets de recrutement. Un chiffre important, mais en baisse de 6,5% par rapport à 2025. Cette diminution concerne presque l'ensemble des filières.
Des recrutements portés par les TPE-PME
Près des deux tiers des recrutements prévus sont le fait d'entreprises de moins de 50 salariés (TPE-PME). En effet, les TPE-PME continuent de porter l'emploi dans les territoires, note France Travail.
Elles sont ainsi, moins touchées par la baisse des recrutements, avec des reculs limités (-6,5 % pour les entreprises de 0 à 9 salariés et -5,8 % pour celles de 10 à 49 salariés), contre -12,8 % pour les établissements de plus de 200 salariés.
Les métiers les plus recherchés se concentrent notamment dans l'hôtellerie-restauration, avec plus de 97 100 projets de recrutement pour les aides de cuisine et les employés polyvalents de la restauration et plus de 93 800 pour les serveurs de cafés-restaurants. Le secteur de la santé est également très demandeur, avec près de 69 500 recrutements d’aides à domicile et auxiliaires de vie et près de 62 100 d’aides-soignants.
Face à ces difficultés persistantes, France Travail entend accélérer l'accès à l'emploi en sécurisant les parcours professionnels et en favorisant la transformation d'emplois saisonniers en emplois plus durables.
Des recrutements en baisse mais des besoins essentiels
Cette baisse s'explique, selon France Travail, par la prudence des dirigeants d'entreprises face à une situation économique incertaine. Mais malgré cette baisse, les besoins restent importants. En effet, 84% des recruteurs évoquent des profils inadéquats, mais surtout, 82% pointent un nombre insuffisant de candidats.
Ce ralentissement touche l'ensemble des filières, y compris celles jugées prioritaires, où les tensions de recrutements demeurent élevées. France Travail a ainsi identifié onze filières prioritaires :
- la santé, le social et l'aide à la personne ;
- le bâtiment et les travaux publics ;
- l'hôtellerie-restauration ;
- le commerce et la distribution ;
- le transport et la logistique ;
- l'agriculture ;
- l’industrie ;
- l'emploi public ;
- le numérique ;
- le nucléaire ;
- l'énergie.
Ces filières ont des besoins dans des métiers jugés essentiels, qui manquent encore de candidats.