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Retraites : comité de suivi des retraites (08 08 2026)

Nous vous proposons aujourd’hui cette note publiée le 16 juillet 2026 sur le site Vie-publique (cliquer ici pour accéder au site Vie-publique)

https://www.vie-publique.fr/en-bref/304044-retraites-le-comite-de-suivi-preconise-la-sous-indexation-des-pensions?eml-publisher=NL_VP&eml_name=NL_VP-718-260728

Le comité de suivi des retraites recommande de limiter la hausse des pensions jusqu'en 2030

Publié le 16 juillet 2026

Le comité de suivi des retraites (CSR) estime que la situation du système de retraite est "préoccupante" d'ici 2045 et "alarmante" à plus long terme. Le système de retraite n'est toujours pas sur une trajectoire d'équilibre financier, avec une projection de déficit atteignant 6,8 milliards d'euros en 2030.

Le comité de suivi des retraites (CSR) a remis, le 9 juillet 2026, son avis annuel.
Ce comité d'experts placé auprès du Premier ministre, est chargé de rendre chaque année un avis public destiné à évaluer si le système de retraites s'éloigne "de manière significative" de ses objectifs. Le cas échéant, le CSR émet des recommandations de mesures correctrices.

Quelles sont les recommandations du comité ?

Le CSR soutient la poursuite de la montée en charge de la réforme de 2023 à partir de 2028. Il estime qu'elle contribue à l'équilibre financier du système de retraite et qu'elle a des effets positifs pour l'économie dans son ensemble, grâce à la hausse des taux d'emploi et de l'âge effectif de fin d’activité qui en découlent.

Le comité considère que "le levier des cotisations est à manier avec la plus extrême prudence" :

  • le rapport du Comité d'orientation des retraites (COR) montre que l'impact macroéconomique d'une hausse de cotisations serait encore plus négatif que celui d'une modération des pensions ;
  • le décret du 20 juin 2014 qui détermine les missions du CSR fixe un plafond pour les cotisations à 28% (ce dernier est déjà atteint) ;
  • les cotisations vieillesse sont déjà parmi les plus élevées de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et leur hausse comporterait un effet négatif sur l'économie et l'emploi.

Le CSR recommande (comme en 2025) de sous-indexer la revalorisation des pensions de retraite - c'est-à-dire revaloriser les pensions à un rythme moins soutenu que l'inflation - à hauteur de 2 points au moins au total entre 2027 et 2030. Cela permettrait de ramener l’ensemble du système de retraite à l’équilibre en 2030.
Il mentionne que l'effet récessif d'une telle mesure existe mais qu'il reste limité dans un contexte de forte épargne des retraités.
Selon les termes de l'avis : "Le CSR appelle néanmoins à donner de la visibilité aux retraités et aux cotisants sur les futures indexations et sur la cible du
niveau de vie relatif des retraités par rapport à la population générale, afin de permettre aux retraités et aux actifs d'ajuster leurs comportements d’épargne, et aux actifs d'adapter leurs choix de départs à la retraite".

Renforcer et encadrer le pilotage du système de retraite

Selon les termes de l'avis : "Au-delà de 2030, à l'horizon 2040, la sous-indexation des pensions ne pourra pas à elle seule assurer l'équilibre du système de retraite. Des mesures devront être décidées et mises en œuvre à moyen terme, dans un cadre de pilotage rénové."

Le CSR propose d'encadrer le pilotage du régime général par un ensemble de règles : 

  • une "règle d'or" imposant le respect de l'équilibre financier assortie d'un coefficient de soutenabilité se déclenchant automatiquement si l'équilibre n'est pas atteint ; 
  • une trajectoire de référence de hausse de l'âge de cessation d'activité votée par le Parlement ; 
  • un comité d'alerte vérifiant chaque année le respect de la règle d'or et de la trajectoire de référence et déclenchant des mécanismes correcteurs automatiques en cas d'alerte.

L'augmentation de l'âge de cessation d'activité, elle devrait faire l'objet d’un dialogue social renforcé, dans les entreprises et les branches portant sur :

  • la transition emploi - retraite ;
  • la formation ;
  • la santé au travail ;
  • les conditions de travail ;
  • les pratiques managériales ;
  • le maintien dans l’emploi pour les seniors ;
  • la prévention de l'usure au travail ;
  • la pénibilité.

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