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Artificialisation des sols : 9% des sols français artificialisés en 2021
Publié le 19 mai 2026
Le taux d'artificialisation des sols varie selon les départements. De moins de 3% (Lozère, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes) à environ 20% pour les départements avec une grande métropole (comme le Nord avec Lille), il atteint un maximum de 83% à Paris et en Seine‑Saint‑Denis. À l'échelle nationale (hors Guyane), 9% des sols sont concernés.
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié, le 12 mai 2026, une étude consacrée à l'artificialisation des sols. Les données portent sur l'année 2021.
Les liens entre urbanisation et artificialisation des sols
D'après l'étude, les plus forts taux d'artificialisation sont observés dans :
- les grands centres urbains (56%) ;
- les centres urbains intermédiaires (29%) ;
- les ceintures urbaines (21%).
Selon les termes de l'Insee : "L’artificialisation des communes des ceintures urbaines a été une réponse à la demande de foncier pour le développement économique et résidentiel des pôles urbains. Elles illustrent ainsi une forme d’étalement urbain avec, en moyenne, 21% de leur superficie artificialisée, contre 16% dans les communes classées comme petites villes, plus éloignées des pôles urbains".
Dans les communes rurales, seulement 6% de la surface est artificialisée. Toutefois, le taux de surfaces artificialisées peut fortement varier en zone rurale, du fait de spécificités géographiques, de la présence d’équipements logistiques ou du tourisme.
L'habitat, première cause d'artificialisation
D'après les statistiques, les surfaces dédiées au bâti résidentiel sont plus importantes que celles dédiées au bâti lié à l'activité économique.
L'étude de l'Insee met en avant, qu'en moyenne, près de 60% du bâti est dédié au résidentiel individuel (hors Guyane et Mayotte) contre 10% pour le résidentiel collectif.
La part de surfaces bâties dédiée au résidentiel individuel s’élève à :
- 67,3% en zone rurale à habitat dispersé ;
- 66,1% dans les ceintures urbaines ;
- 64,3% dans les bourgs ruraux ;
- 61,5% dans les petites villes ;
- 51,1% dans les centres urbains intermédiaires ;
- 40,6% dans les grands centres urbains.
Paris et une partie de sa petite couronne, font figure d'exception avec une part de bâti dédiée à l'habitat individuel inférieure à 1%.