Questions et réponses lues le 12 février 2009 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)
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Questions écrites n° 06086 et 06149 de M. Jean Louis Masson (sénateur non-Inscrit de la Moselle)
1) M. Jean Louis Masson alerte Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le lien possible entre maladie d'Alzheimer et amalgames dentaires. Plusieurs études scientifiques, publiées dans des revues internationales, ont établi un lien probable entre une exposition à de faibles doses de mercure et le développement de la maladie d'Alzheimer. D'éminents spécialistes, américains et européens, mettent donc en cause les amalgames dentaires comme facteur aggravant, voire déclenchant, de cette pathologie, les molécules de mercure provenant des amalgames dentaires représentant, selon l'OMS, la principale source d'exposition mercurielle pour les populations occidentales. Eu égard aux effets du mercure des amalgames dentaires sur la santé humaine, il lui demande donc si elle entend prendre en compte ce fait alarmant dans le cadre du plan Alzheimer et investiguer de façon plus approfondie.
2) M. Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur les possibles dangers du mercure contenu dans les amalgames dentaires pour les femmes enceintes et les enfants. Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) vient de lancer une enquête sur la toxicité des amalgames car « ils contiennent du mercure qui pourrait avoir des effets neurotoxiques sur le système nerveux du fœtus et des enfants en croissance ». Des études scientifiques démontrent en effet que le mercure des amalgames est transmis de la mère à son enfant par transfert placentaire. La FDA, qui avait toujours affirmé l'innocuité des amalgames, a retiré ces affirmations de son site officiel. En France, malgré la dangerosité reconnue du mercure et son interdiction dans des domaines non sanitaires, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé continue à affirmer l'innocuité des amalgames mais n'a jamais soumis ces produits à des tests de toxicité dans le cadre d'une autorisation de mise sur le marché. Il lui demande donc, étant donné cette situation paradoxale et la gravité des soupçons pesant sur les amalgames dentaires, si elle entend soumettre les amalgames à des tests de toxicité et prendre des dispositions pour la protection des femmes enceintes, de leur enfant, et des femmes en âge de procréer.